A
Aberrométrie: examen mesurant les aberrations optiques.

Aberrations optiques: anomalies des lentilles de l’oeil (cornée et cristallin) responsables d’anomalies de la vision. Les aberrations de faible degré (myopie, astigmatisme, hypermétropie, presbytie) sont les plus fréquentes, les plus gênantes et peuvent être corrigées par des lunettes, lentilles ou chirurgie.
Les aberrations de degré élevé, dominées par les aberrations sphériques et la coma, ne sont corrigées que par la chirurgie cornéenne au laser excimer. (Chirurgie lasik “personnalisée” ou “customisée”).

Ablation « Personnalisée », « sur mesure » ou « customisée »:
Surfaçage de la cornée au laser excimer par photo ablation permettant de corriger les aberrations optiques de degré élevé. Soulignons que ce terme est impropre car toute chirurgie réfractive est très personnalisée, même sans traitement de ces aberrations élevées, rarement observées ou gênantes.
Accommodation: moyen par lequel l’œil jeune peut se régler automatiquement pour voir de près. L’accommodation impose un fonctionnement normal du cristallin. L’accommodation se fait grâce à la  modification de sa forme (bombement), sous l’influence du muscle ciliaire qui agit sur l’enveloppe du cristallin (capsule) par l’intermédiaire de fins filaments, la zonule.  La diminution de l’accommodation avec l’âge est la presbytie.

Acuité visuelle: mesure la performance visuelle. L’acuité visuelle est appréciée en faisant lire des caractères de plus en plus petits, de loin et de près, sans et avec verres correcteurs. Elle s’exprime en dixièmes (de 1 à 20/10 en vision de loin) et Parinaud (P14 à P2) en vision de près. Une acuité de 10/10è P2 est excellente et permet de distinguer des objets de 7,3 mm à 5 m et de lire de petites lettres à 33 cm. D’autres éléments sont déterminants pour la qualité visuelle: champ visuel, sensibilité au contraste, vision des couleurs, des reliefs.
Amaurose: Perte complète de la vision, habituellement transitoire.
Amblyope: oeil qui a perdu en partie sa fonction visuelle par non-usage depuis la naissance, à cause d’un défaut visuel unilatéral passé inaperçu dans l’enfance (myopie, astigmatisme), d’un strabisme, d’une cataracte ou d’une autre maladie. Ce défaut visuel a empêché la transmission d’images nettes et le développement des cellules visuelles du cerveau. Il n’est pas possible d’améliorer notablement l’acuité visuelle par un verre correcteur ou une chirurgie. L’amblyopie est profonde quand la vision corrigée ne dépasse pas 1/10è, moyenne de 1 à 4/10, légère de 5 à 6/10. Une amblyopie secondaire à un défaut de réfraction est considérée comme irréversible lorsqu’elle n’a pas été corrigée dans l’enfance (classiquement avant 3 ans). La prescription de verres correcteurs reste alors peu efficace, la fonction visuelle de l’oeil atteint ne s’étant que partiellement développée du fait d’une stimulation inadaptée.

Amétropie: défauts de la vision tels que myopie, hypermétropie,  astigmatisme et presbytie.

Angiographie à la fluorescéine: examen qui consiste à photographier la rétine après avoir injecté du colorant dans les veines afin de mieux observer les vaisseaux sanguins rétiniens et choroïdiens. Les pupilles doivent être dilatées et vous verrez flou pendant deux heures après l’examen. Certains effets secondaires sont possibles: peau et urine colorées plusieurs heures après l’injection, nausées, allergies…

Anneaux intra-cornéens: cette technique consiste à glisser des éléments rigides semi-circulaires dans l’épaisseur de la cornée. Elle permet de traiter certains kératocônes.

Aphaque (ou aphake): œil sans cristallin, généralement après opération de cataracte. Un œil pseudo phaque est équipé d’un implant ou cristallin artificiel.

Argon : voir laser argon.

Astigmate: l’oeil astigmate est l’oeil atteint d’astigmatisme.

Astigmatisme: défaut de la vision dû à un défaut de la cornée – ou parfois du cristallin. Ces lentilles de l’oeil ne sont pas sphériques (rayons de courbure des méridiens verticaux et horizontaux comparables comme une sphère), mais sont ovalaires (comme un ballon de rugby). L’axe de l’astigmatisme est l’orientation du meridian le plus plat ou le plus bombé. Il y a donc deux axes exprimés en positif ou négatif. Une fatigue visuelle, des maux de tête peuvent révéler l’astigmatisme. L’astigmatisme est congénital ou acquis (par exemple après une intervention de cataracte, après une plaie ou une greffe de cornée).

Axe visuel: axe passant par le centre de la pupille et la macula.

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B
Bascule: différence de réfraction entre les deux yeux : un œil (directeur ou dominant) voit de loin et l’autre de près. La bascule, ou monovision, permet de compenser la presbytie en vision binoculaire

Bâtonnets: cellules visuelles de la rétine permettant la vision en faible éclairement et la vision périphérique. La nuit seuls les bâtonnets fonctionnent. Ils nécessitent peu de lumière et perçoivent des contours (grossiers) dans l’obscurité.

Binoculaire: vision avec les deux yeux

Blépharite: inflammation de la paupière.

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C
Cataracte: Opacification progressive du cristallin, responsable de vision trouble, d’éblouissement par la lumière, de  voile dans ou devant l’œil, de couleurs plus ternes, lecture difficile de loin et/ou de près. L’opération de la cataracte est l’intervention chirurgicale la plus pratiquée dans le monde. La chirurgie de la cataracte a fait d’énormes progrès, tant sur le plan des techniques, implants et des matériaux utilisés que sur les méthodes d’anesthésie employées. Les résultats obtenus sont excellents dans la grande majorité des cas. Ils améliorent considérablement la vision sans lunettes.

Cataracte secondaire: opacification de la capsule. Son traitement repose sur l’ouverture au laser YAG.

Capsule: enveloppe du cristallin formé de la capsule antérieure et postérieure. Elle maintenue en place par la zonule. La capsule peut s’opacifier progressivement avec le temps, responsable de troubles visuels. On parle de cataracte secondaire, ou fibrose capsulaire. Son traitement repose sur l’ouverture au laser YAG.

Chalazion: kyste infectieux dû à l’obstruction du canal d’une des glandes de la paupière (Meibomius). Il se manifeste par une petite tuméfaction rougeâtre de la paupière, légèrement sensible à la palpation. Le chalazion est souvent récidivant. Le traitement du chalazion est d’abord médical : pommades antibiotiques et anti-inflammatoires, puis chirurgical.

Champ visuel: espace visuel périphérique vu par l’œil. Il s’étend normalement de 60° en haut, 70° en bas et 90° environ latéralement. Lorsque le champ visuel est altéré, des zones du champ sont moins sensibles, voire aveugles.

Chambre antérieure: espace entre la cornée en avant, et l’iris et le cristallin en arrière.

Chambre postérieure: espace entre l’iris en avant et la rétine en arrière.

Champ visuel: ensemble de l’espace visuel périphérique pouvant être perçu par un oeil immobile. Il s’étend de 60° en haut, 70° en bas et 90° latéralement. Il est altéré notamment dans le glaucome.

Chef de Clinique : médecin hospitalier et universitaire choisi par le Chef de Service parmi les internes pour travailler dans son service. Le Clinicat dure 2 à 4 ans. C’est la meilleure formation chirurgicale existant actuellement pour les ophtalmologistes.

Chef de Service : médecin recruté par l’hôpital après une épreuve dite « de titres et travaux » pour diriger un Service hospitalier.

Chirurgie réfractive: ensemble des techniques chirurgicales oculaires qui permettent de supprimer les verres correcteurs ou lentilles (ou au moins réduire la puissance des verres de lunettes) nécessaires pour voir net de loin ou de près. Elle corrige la myopie, l’astigmatisme, l’hypermétropie et la presbytie et certaines autres aberrations optiques.

Choroïde: tissu très vascularisé situé entre la rétine et la sclére.

CNIL. : Commission nationale de l’Informatique et des Libertés.

Coma: aberration optique de degré élevé.

Comptage cellulaire endothélial : Voir microscopie spéculaire.

Cônes: cellules visuelles de la rétine centrale (macula) permettant la vision en fort éclairement, la vision des couleurs et la vision fine. Il existe 3 sortes de cônes qui réagissent à des longueurs d’onde différentes : bleu, vert, rouge. Les cônes permettent ainsi la vision des couleurs.

Conjonctive: membrane transparente très vascularisée tapissant la partie antérieure de l’oeil – la sclère antérieure- et la face postérieure des paupières.

Conjonctivite: inflammation de la conjonctive. Elle peut être infectieuse, microbienne ou virale, allergique etc.

Convergence : mouvement de déplacement nasal des deux yeux permettant de fixer simultanément un même point de près sans dédoublement.
 L’insuffisance de convergence est responsable de fatigue oculaire, diplopie.

Cornéa guttata : voir guttata.

Cornée: partie avant ou antérieure de l’œil, transparente, sur laquelle sont posées les lentilles de contact. C’est le dioptre le plus puissant de l’œil. Elle permet la convergence des rayons lumineux. Une très légère modification de la courbure de sa face antérieure permet de corriger les myopies, les hypermétropies, les astigmatismes et la presbytie. C’est la chirurgie réfractive cornéenne. La cornée, très sensible, contient beaucoup d’extrémités nerveuses. Le clignement des paupières lisse les larmes, assure la qualité visuelle et permet d’éviter le dessèchement.Toute irritation, inflammation, œdème réduit rapidement le confort et la qualité visuelle.

Corps ciliaire: corps situé entre le cristallin et la rétine. Il reçoit les fibres zonulaires qui maintiennent le cristallin, et sécrète l’humeur aqueuse

Corps flottants: points noirs ou filaments plus ou moins sombres, qui se déplacent lors des mouvements de l’œil. Ils poursuivent leur mouvement après l’immobilisation des yeux. Ils sont surtout visibles sur une surface claire et uniformément éclairée : neige, page blanche. Ils témoignent d’un décollement du vitré. Ils ne présentent pas de caractère de gravité, mais imposent un examen de la rétine afin de s’assurer de l’absence de déchirure rétinienne. Plus nombreux, ils peuvent être le signe d’une hémorragie dans le vitré.

Corps vitré: sorte de gel remplissant la cavité située entre la rétine et le cristallin. Ce gel est plaqué contre la rétine. Le décollement du vitré est le déplacement antérieur de la partie arrière du vitré. Un espace liquide se forme dans cet espace. Il se produit normalement à partir de 50 ans. Les tractions engendrées par ce décollement du vitré sur la rétine peuvent la déchirer et aboutir à un décollement de rétine. Un traitement rétinien au laser argon permet de renforcer la rétine et réduire ce risque.

Cortex visuel: partie occipitale ou arrière du cerveau où convergent et sont analysées, traitées, interprétées toutes les informations visuelles.

Cristallin: lentille convergente intra oculaire qui permet de focaliser les images sur la rétine en vision de près en majorant sa puissance (accommodation).  Ses modifications sont à l’origine de la presbytie survenant vers 45 ans, puis de son opacification ou cataracte.

Cross-linking cornéen: traitement de la cornée qui vise à renforcer la structure des fibres de collagène du stroma afin de stabiliser l’évolution du kératocône. Cette technique récente, simple, consiste à instiller une substance photosensibilisante, la riboflavine, sur la cornée désépithélialisée. L’irradiation de quelques minutes par des ultraviolets longs (UV de type A, 360 nm) de la cornée entraîne la formation de radicaux libres oxygénés, crée des ponts biochimiques (liaisons covalentes) entre les terminaisons hydro carbonées des fibrilles de collagène. Cette photo polymérisation du collagène cornéen rigidifie ainsi durablement la cornée sans altérer sa transparence.

Customisé: voir Ablation personnalisée, sur mesure ou customisée.

Cylindres: optique (verres, lentilles ou implant toriques)  permettant de corriger l’astigmatisme.

Cycloplégie : instillation de gouttes qui bloquent l’accommodation  est Parfois nécessaire lors de l’étude de la réfraction, car une accommodation involontaire peut myopiser un oeil. Ces collyres dilatent également la pupille. Ils agissent deux heures environ, et gênent la vision surtout de près.

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D
Daltonisme : une des anomalie de la perception des couleurs (ou dyschromatopsie).

Décollement de rétine: perte de contact entre la rétine la sclère. C’est une affection rare mais grave qui amène à la perte de la vision en l’absence de traitement urgent. Le décollement est souvent dû à une déchirure rétinienne suite aux tractions du vitré. Si le décollement s’étend jusqu’à la macula, l’œil ne peut plus voir. Aussi, il est essentiel de dépister ces lésions afin de prévenir le décollement grâce au laser argon.

Décollement du vitré: décollement entre la partie postérieure du corps vitré et de face antérieure de la rétine lié au vieillissement de l’œil. Le décollement du vitré se produit normalement à partir de 50 ans. Il est plus précoce chez le myope. Il peut être à l’origine de corps flottants, de tractions vitréo-rétiniennes, plus rarement de déchirures rétiniennes et d’un décollement de la rétine.
Un traitement rétinien au laser argon permet de renforcer la rétine et réduire ce risque.

Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age (DMLA) : disparition progressive des cellules visuelles maculaires par atrophie ou destruction par des néo-vaisseaux. Plus fréquente du fait de l’allongement de la durée de la vie, la DMLA est la première cause de mauvaise vision dans les pays industrialisés chez les sujets de plus de 50 ans. Elle n’atteint que la macula et ne peut donc être responsable de cécité complète.

Demodex: parasite responsable de conjonctivite et blépharite chroniques, prurit au niveau des paupières. A l’examen, le parasite, les lentes, sont accrochées aux cils. La contamination peut se faire par un rapport sexuel, par des vêtements, des draps infectés. Le traitement à base de pommades à l’oxyde de mercure est efficace.

Dioptrie : unité de mesure de la puissance d’un verre correcteur. Le degré de myopie ou de toute autre amétropie (hypermétropie, astigmatisme, presbytie) est fonction de la puissance du verre correcteur qu’il faut placer devant l’œil pour atteindre la meilleure acuité visuelle. Par exemple pour une myopie est de -3.00, il faut un verre de lunettes de -3.00 dioptrie pour avoir une vision maximale, normalement de 10/10. Sans lunettes, l’acuité sera de 2/10 environ, mais pas de 7/10 !!! (10-3)
Cependant, les 10/10èmes fatidiques ne seront pas atteints par tous !!! Nos yeux sont tous différents, et certains d’entre nous voient mieux que d’autres, voient même des caractères plus petits que 10/10, et arrivent à 20/10èmes !! D’autres ne voient pas mieux que 3 ou 2/10, voir moins…(voir amblyopie)

Directeur (œil) : œil avec lequel vous visez. Il est déterminé le plus souvent en vous faisant lire une lettre projetée au loin à travers un carton présentant un orifice circulaire. Cet œil sera le plus souvent réglé de loin si un traitement par mono vision ou bascule est envisagé pour la correction de la presbytie au laser.

Dixièmes ou /10 (1,2,3, …7.. ou 10 dixièmes): une des méthode de mesure des performances visuelles d’un œil, appréciées en demandant au patient de lire des caractères de plus en plus petits. Cependant, les 10/10èmes fatidiques ne seront pas atteints par tous !!! Nos yeux sont tous différents, et certains d’entre nous voient mieux que d’autres, voient même des caractères plus petits que 10/10, et arrivent à 20/10èmes !! D’autres ne voient pas mieux que 3 ou 2/10, voir moins…(amblyopie) Les premiers 10è sont les plus importants. On parle d’une bonne vision à partir de 5/10è; La vision légale requise pour conduire est de 5/10è en vision avec les deux yeux. Avoir 10/10è ne suffit pas à assurer une bonne qualité de vision. D’autres éléments entrent en jeu dans la performance visuelle : champ visuel, sensibilité au contraste, vision des couleurs….

Dominant : se dit de l’œil qui est privilégié pour la vision de loin en cas de bascule. La dominance est un phénomène naturel. Fixer un point en regardant avec les 2 yeux au travers d’un orifice de 5 cm de diamètre maintenu à 40 cm du visage. Fermer alternativement l’œil droit puis le gauche sans bouger l’orifice. L’œil qui perçoit l’image est le dominant ou directeur. C’est cet œil qui regarde dans le viseur d’un appareil photo ou d’un fusil.Le plus souvent, l’œil dominant est le meilleur œil (par exemple le moins myope ou le moins astigmate) ou se trouve du côté de la main dominante (œil droit chez un droitier).

DMLA : voir Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age.

Drusen: dépôts rétiniens au niveau maculaire. C’est la forme « bénigne » de DMLA.

Dyschromatopsie: anomalie de la vision des couleurs.

Diplopie: vision dédoublée d’un objet.

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E
Ectropion: éversion de la paupière inférieure

Emmétropie: caractérise un œil qui ne nécessite pas de correction optique pour voir la mieux possible.

Endothelium cornéen: couche de cellules de la face interne de la cornée

Entropion : retournement de la paupière inférieure vers l’œil

Épithélium cornéen: couche de cellules de la face externe de la cornée, première défense contre l’infection.

Excimer (laser): le laser excimer (de la contraction des mots anglais « excited » et « dimer ») émet des ultra-violets de 193 nm.qui permettent de gommer et surfacer la cornée. Le laser excimer permet d’appliquer avec une grande précision des impacts sur la cornée. Chaque impact retire une épaisseur de cornée de 0,2 microns (millièmes de millimètres) sur une surface de 1 à 2 millimètres. Le nombre d’impacts est calculé par ordinateur et varie selon l’importance de l’anomalie à corriger. Les modifications des rayons de courbure de la face antérieure de la cornée permettent de corriger la myopie, l’astigmatisme, l’hypermétropie et la presbytie.
Deux techniques effectuées avec le laser excimer sont actuellement disponibles pour corriger les myopies, les astigmatismes et les hypermétropies : PhotoKératéctomie Réfractive (PKR) et Lasik.

Esophorie: voir Hétérophorie.

Exophorie: voir Hétérophorie.

Exophtalmie: protrusion du globe oculaire.

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F
Femto seconde (voir laser femto seconde) : durée de 1/1000000000000000 de seconde ou 10-15 seconde.

FDT. (Frequency Doubling Technology) : examen très fin du champ visuel permettant un dépistage précoce du glaucome. Il étudie les cellules ganglionnaires rétiniennes qui sont les premières à être atteintes en cas de glaucome.

Fond d’œil (examen du) : cet examen se fait après dilatation pupillaire, avec uns loupe ou un verre à 3 miroirs. Il permet d’étudier le vitré, la rétine, la papille, la macula et les vaisseaux rétiniens. Il permet de déceler certaines pathologies générales : l’hypertension artérielle, le diabète, certaines maladies vasculaires, des maladies hématologiques ou neurologiques. La recherche de lésions rétiniennes périphériques favorisant un décollement de rétine est systématique, surtout chez le myope fort. Un traitement au laser argon préviendra le décollement.

Fovea: partie centrale de la macula. Elle mesure 1300 à 1500 microns. Elle contient 400 000 cônes. Elle permet une vision très précise et fine.

Front d’onde : une source lumineuse ponctuelle monochromatique laser émet un front d’onde plan lorsqu’il pénètre dans l’oeil. Il va être perturbé par la cornée et le cristallin avant de se réfléchir sur la rétine.. Ces perturbations du front d’onde réfléchi vont être analysées par des aberromètres.
Les lasers excimer actuels permettent de corriger certaines de ces aberrations induites grâce à un traitement asphérique.
Lorsque des aberrations importantes sont observées, un traitement personnalisé peut être proposé.

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G
Glandes lacrymales: situées dans l’angle externe des paupières supérieures, les glandes lacrymales sécrètent la phase aqueuse des larmes qui hydratent et protègent la cornée. Les glandes de Meibomius, nombreuses, situées le long du bord des paupières, sécrètent la mucine et les lipides qui se mélangent aux larmes et assurent la formation d’un film gras protecteur. Leur obstruction est responsable de la formation d’un chalazion.

Glaucome: le glaucome est une maladie du nerf optique due le plus souvent à une augmentation de la pression dans l’œil. Il se manifeste par un déficit du champ visuel dû à la destruction de fibres optiques. Fréquent après 40 ans, le glaucome est la première cause de cécité dans les pays industrialisés. Un million le nombre de Français en sont atteints, mais beaucoup l’ignorent.

Glaucome aigu: ou glaucome par fermeture de l’angle :augmentation rapide et majeure de la pression de l’œil (50 mm Hg) due à un blocage de la circulation de l’humeur aqueuse à travers la pupille. L’iris, qui est poussé vers la cornée par le cristallin, ferme l’angle irido-cornéen. Le passage en avant à travers la pupille est bloqué, le liquide pousse l’iris et le fait bomber vers l’avant contre la cornée. L’humeur aqueuse ne peut plus atteindre le trabéculum, et ne peut plus s’évacuer de l’oeil. Certains yeux hypermétropes, plus petits, sont exposés à ce glaucome. Le nerf optique peut être détruit en quelques heures. Le traitement préventif consiste à perforer l’iris au laser afin de permettre l’écoulement de l’humeur aqueuse vers le trabéculum.

Glaucome chronique: altération lente du nerf optique suite à une augmentation de la pression intra oculaire. Ce glaucome est dû à un dysfonctionnement du trabéculum. Le liquide, ou humeur aqueuse, ne peut être évacué correctement et aussi vite qu’il n’est sécrété dans l’œil par le corps ciliaire. Il se développe lentement, sournoisement, sans donner de signes d’alarme, sans douleur : le patient ne se doute de rien jusqu’à ce que son champ visuel soit altéré diminue. Seule le contrôle systématique de la pression oculaire par l’ophtalmologiste permet le dépistage et traitement du glaucome, et prévenir l’apparition ou la majoration du déficit du champ visuel.

Globe oculaire: l’œil est une sphère d’environ 25 mm de diamètre. C’est un organe mobile contenu dans une cavité orbitaire. Les muscles oculo- moteurs assurent les mouvements de l’œil.

Greffe de cornée: remplacement du tissu cornéen central pathologique par le tissu cornéen central d’un donneur sur 8 mm de diamètre. Elle peut être superficielle (lamellaire) si l’opacité est superficielle, ou totale (transfixiante) si l’opacité est profonde.

Guttata (ou cornéa Guttata) : maladie de l’endothélium cornéen caractérisée par une diminution du nombre de cellules endothéliales, un aspect ponctué brun à la lampe à fente, pouvant être à l’origine d’un oedeme de la cornée.

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H
Herpès cornéen: infection de la cornée par le virus de l’herpès. Les différentes couches cornéennes peuvent être atteintes. Des cicatrices peuvent réduire l’acuité visuelle.

Hétérophorie: déviation temporaire des axes visuels, favorisée par une amétropie, la fatigue, pouvant entraîner diplopie, céphalées, douleurs oculaires, gêne visuelle. On distingue l’esophorie et l’exophorie selon la convergence ou divergence des axes.
Son traitement consiste en une correction optique adaptée et parfois une rééducation orthoptique.

Humeur aqueuse: liquide circulant dans l’œil. Sécrétée par le corps ciliaire situé en arrière de l’iris, elle passe à travers la pupille et est évacuée au niveau du trabéculum. Les anomalies de l’évacuation sont responsables d’une augmentation de la pression oculaire et du glaucome.

Hypermétropie: anomalie de la refraction de l’oeil responsable d’une mauvaise vision de près, puis également de loin surtout pour les fortes hypermétropies, ou après 40 ans. L’image d’un objet qui se forme normalement sur la rétine, se forme en arrière de la rétine, car l’oeil est trop court.

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I
IDM: Institute de la Myopia

Implant: lentille fixée à l’intérieur de l’œil en avant de l’iris (implant de chambre antérieure) ou fixé à l’iris (implant Artisan) ou en arrière de l’iris (implant pré-cristallinien) ou à la place du cristallin (implant de chambre postérieure). Il permet de réduire la puissance des verres correcteurs, et souvent d’éviter le port de lunettes. Parfaitement tolérés par l’œil, ils sont fabriqués dans un matériau n’entraînant pas de rejet, dur (poly-méthyl-métacrylate ou Plexiglas) ou souple (silicone, acrylique, hydrogel).  Conçus pour durer toute la vie, ils ne nécessitent aucun soin. Toutes les puissances d’implants existent pour corriger toutes les myopies, hypermétropies ou astigmatismes. L’implant adapté à chaque oeil est commandé après mesure informatique de la courbure exacte de la cornée, de la longueur de l’oeil, de la profondeur de la chambre antérieure.

Implants accommodatifs: implants qui se déplacent en avant lors de l’accommodation et permettent une vision de loin et de près.

Implants multifocaux: implants dont l’optique est formé de zones optiques concentriques multiples dont la convergence varie afin de permettre une vision de loin et de près, et corrige la presbytie. Le remplacement du cristallin par ces implants souples permet de voir de loin et de près le plus souvent sans correction par lunettes, que vous soyez emmétrope, myope ou hypermétrope.

Implants Premium: implants multifocaux, toriques, et/ou accommodatifs.

Implants toriques: implants corrigeant l’astigmatisme.

Internat des Hôpitaux de Paris: formation suivie par l’interne pendant 4 ou 5 ans. Il bénéficie d’un enseignement dispensé par le Chef de Service et les Chefs de Clinique. Recrutés sur concours très sélectif  (1 élu sur 10), certains internes sont ensuite sélectionnés pour être nommés Chefs de Clinique. L’internat des Hôpitaux de Paris est le plus exigeant des concours en médecine.

Insuffisance de convergence : difficulté pour les yeux à orienter leurs axes en nasal en vision de près, responsable de fatigue oculaire, diplopie.

Intralasik, intralase, intralaser :  voir Femto seconde.

Iridectomie périphérique: petite perforation de la périphérie de l’iris réalisée par laser argon et/ou yag ou chirurgicalement visant afin de permettre à l’humeur aqueuse de passer de l’arrière à l’avant de l’iris, sans passer à travers la pupille et éviter le glaucome aigu.

Iris: diaphragme tendu devant le cristallin modulant le diamètre de la pupille en fonction de la lumière, régulant ainsi la quantité de lumière qui pénètre dans l’œil. Sa couleur détermine la couleur de l’œil : bleu, vert, marron en fonction de sa pigmentation.

Iridectomie: ouverture dans la périphérie de l’iris réalisée par le laser argon ou yag ou chirurgicalement, permettant à l’humeur aqueuse de passer de l’arrière à l’avant de l’iris et ainsi de réduire la pression intra-oculaire.

Iridocyclite: inflammation de l’iris et du corps ciliaire (uvéite antérieure).

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K
Kératite: inflammation de la cornée. La kératite peut être d’origine infectieuse – bactérienne, virale (herpes, adenovirus…), ou fongique – ou allergique, traumatique, due à un déficit en larmes ou neuro-paralytique. Superficielle ou profonde selon le siège de la kératite dans l’épaisseur de la cornée épithélial, stromal ou endothélial),
Elle peut avoir un retentissement sévère sur la vision du fait des cicatrices.

Kératocône: déformation conique de la cornée, responsable d’un astigmatisme et d’une myopie. Cette maladie touche le plus souvent le sujet d’une vingtaine d’années. Elle est souvent bilatérale, asymétrique. Le traitement consiste à adapter une lentille dure, ou à traiter par cross-linking, ou opérer en mettant en place des anneaux cornéens qui auront tendance à réduire le kératocône. En cas d’échec, seule la greffe de cornée permettra de traiter cette affection.

Kératome: voir Micro kératome :

Kératoplastie: voir Greffe de cornée

Kératotomie: incision cornéenne.

Kératotomie radiaire : chirurgie réfractive cornéenne de la myopie. Des incisions  radiaires (4à8) en rayon de roue, de 80% de l’épaisseur de la cornée, respectant une zone centrale d’au moins 3 mm., font cambrer la périphérie et aplatir le centre cornéen.  Cette chirurgie n’est plus pratiquée car moins précise que le lasik.

Kératotomie arciforme ou transverse : chirurgie réfractive cornéenne de l’astigmatisme. Des incisions (1 ou 2) linéaires ou en arc de cercle, en périphérie de la cornée, de 80% de l’épaisseur de la cornée, permettent d’aplatir le méridien le plus cambré. Les incisions sont réalisées avec un couteau calibré lame diamant, ou un laser femto seconde.

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L
Lampe à fente (biomicroscope): microscope émettant un rayon lumineux puissant et fin dont l’incidence permet d’observer les détails des structures de l’œil.

Larmes : liquide sécrété par les glandes lacrymales et de Meibomius, qui hydrate, nourrit, protège et lubrifie la cornée. Le clignement a pour effet d’étaler les larmes sur la cornée, de nettoyer et d’égaliser la surface cornéenne. La qualité des larmes est déterminante pour la qualité de la vision et la transparence cornéenne. Une insuffisance de sécrétion ou un défaut de composition peut engendrer une sécheresse oculaire.

Laser : Acronyme de ” Light Activation by Stlmulated Emission of Radiation”, (amplification de la lumière par émission stimulée de rayonnement). Permet d’émettre des photons de même longueur d’onde dans un temps extrêmement court pour certains. Selon la longueur d’onde, le laser va couper, pulvériser, coaguler… Relié à un ordinateur, il permet de réaliser des découpes très précises, très vite.

Lasek : chirurgie réfractive de la cornée qui peut  corriger toutes les anomalies de la vision : myopie, hypermétropie, astigmatismes, presbyties, aberrations optiques de degrés élevés. Le terme lasek provient de l’acronyme anglais  LAser in Situ Epithelial Keratomileusis. L’intervention consiste à soulever l’épithélium, traiter la cornée sous- épithéliale avec le laser excimer, puis ré appliquer l’épithélium sur la surface de la cornée. Cette technique est abandonnée au profit de la PKR ou du lasik car elle ne présente pas d’intérêt.

Laser argon : laser utilisé pour photo-coaguler et renforcer  la rétine lors de déchirures, tractions vitréennes ou de lésions rétiniennes présentant un risque de décollement. Son action est alors préventive. Il ne peut recoller la rétine si le décollement s’est produit. Une opération s’impose alors en urgence. (Voir corps vitré). Il est aussi utilisé pour traiter certaines formes de rétinopathies diabétiques, certains œdèmes rétiniens, lors d’occlusions veineuses rétiniennes et dans certains glaucomes (trabéculorétraction, iridectomie).

Laser CO2 , laser erbium : utilisés en chirurgie esthétique des paupières afin d’estomper les ridules.

Laser femto seconde : utilisé pour le lasik, les anneaux cornéens, et depuis peu pour la cataracte et les greffes de cornée, ce laser permet une découpe très fine et précise de la lamelle cornéenne dans le lasik, (lasik tout laser, lasik 100% laser…) des tunnels cornéens pour incérer les anneaux, des incisions arciformes pour corriger l’astigmatisme cornéen, et circulaires pour les greffes de cornée. Il permet une ouverture très précise, régulière et calibrée  de la cornée et de la capsule antérieure, et fragmente le cristallin dans l’opération de la cataracte. Le laser émet des ondes lumineuses ultra brèves dont la durée est de 10-15 seconde (femto seconde). Il crée des micro bulles de gaz, résultant de la vaporisation du tissu cornéen, de 3 microns (3 millièmes de millimètre). Ces milliers de bulles juxtaposées permettent de découper la cornée dans tous les axes, les plans souhaités, selon un schéma contrôlé par ordinateur.

Laser Intralase FS: voir laser femto seconde.

Laser Yag: permet d’ouvrir la capsule postérieure opacifiée après intervention de cataracte, de réaliser un petit orifice sur l’iris (iridectomie) pour traiter les glaucomes à angle fermé.

Lasik : chirurgie réfractive de la cornée qui peut  corriger toutes les anomalies de la vision : myopie, hypermétropie, astigmatismes, presbyties, aberrations optiques de degrés élevés.Le terme lasik provient de l’acronyme anglais  LAser in Situ Keratomileusis. In Situ: le surfaçage cornéen porte sur la partie stromale postérieure de la cornée et non sur la lamelle. Keratomileusis: « moulage de cornée » en grec.  L’intervention consiste à découper une très fine lamelle cornéenne superficielle, traiter la partie profonde de la cornée avec le laser excimer, puis ré appliquer la lamelle sur la surface de la cornée. Ainsi, l’intégrité de la cornée est conservée, l’épithélium est laissé en place sur la lamelle.

Lasik avec ablation dite « Personnalisée », « sur mesure » ou « customisée »: lasik avec programmation du laser excimer permettant de corriger les aberrations optiques de degré élevé. Ce traitement n’a d’intérêt que si ces aberrations existent.
Soulignons que ce terme est impropre car toute chirurgie réfractive est très personnalisée, même sans traitement de ces aberrations élevées, rarement observées ou gênantes.

Lentilles de contact hydrophiles : lentilles souples présentant un fort pourcentage d’eau. Elles sont faciles à tolérer.

Lentilles de contact rigides : parfois dites “flexibles, perméables au gaz”, elles sont généralement réalisées dans une matière plastique contenant du silicone et du fluor, deux éléments permettant à la cornée d’être bien oxygénée. Elles sont plus difficiles à tolérer que les souples.

Limbe : limite entre la cornée et la sclère où s’insère la conjonctive.

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M
Macula: zone située au centre de la rétine dans l’axe visuel, permet la vision fine, la lecture et les couleurs. Dans un œil normal, les rayons convergent sur la macula. Très petite, elle contient néanmoins une grande concentration de cônes. Sa dégénérescence – DMLA- est responsable de baisse visuelle. La fovea est la partie centrale de la macula. Elle mesure 1300 à 1500 microns. Elle contient 400 000 cônes.

Meibomius (glandes de): les glandes de Meibomius, nombreuses, situées le long du bord des paupières, sécrètent la mucine et les lipides qui se mélangent aux larmes et assurent la formation d’un film gras protecteur. Leur obstruction est responsable de la formation d’un chalazion.

Metamorphopsie : vision déformée des objets.

Micro kératome : petit rabot utilisé lors du lasik permettant de découper une très fine lamelle cornéenne superficielle de 120 µm à 200 µm.

Microscopie spéculaire : examen de la face postérieure de la cornée qui analyse et compte les cellules de l’endothélium, couche de cellules tapissant la face interne de la cornée.

Mono vision: différence de réfraction entre les deux yeux permettant de voir de loin et de près: un œil (directeur ou dominant) voit de loin et l’autre de près. La bascule, ou mono vision, permet de compenser la presbytie en vision binoculaire

Mouches volantes : voir corps flottants.

Muscles ciliaires : muscles de l’accommodation, situés en arrière de l’iris.

Muscles oculaires ou oculo-moteurs : ils assurent les mouvements de l’œil. Il y a 4 muscles oculaires droits et 2 muscles oculaires obliques. La chirurgie du strabisme porte sur ces muscles.

Mydriase : dilatation de la pupille.

Myopie : anomalie de l’œil responsable d’une mauvaise vision de loin. Le myope peut voir très correctement de près. Dés que l’objet qu’il regarde s’éloigne de lui, l’image de cet objet- qui se forme normalement sur la rétine – se forme en avant d’elle car l’œil est trop long. La correction de la myopie se fait par un verre de lunette ou une lentille de contact concaves ou divergents. Le même effet optique peut être obtenu en aplatissant le centre de la cornée au laser ou par tout autre moyen chirurgical. Une lentille concave (ou implant myopique) peut aussi être placée dans l’œil .Actuellement, toutes les myopies peuvent être corrigées chirurgicalement chez les patients qui ne souhaitent plus porter de lunettes ou de lentilles de contact.

Mydriase : dilatation de la pupille.

Mydriatiques (collyres) : collyres qui dilatent la pupille (Mydriaticum, Néosynéphrine, Atropine) utilisés pour examiner le fond d’œil, traiter des inflammations oculaires ou relâcher le muscle ciliaire.

Myosis : fermeture de la pupille.

Myotiques : collyres qui ferment la pupille (Pilocarpine).

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N
Nerf optique : nerf transmettant les informations visuelles de la rétine au cerveau  où l’image est interprétée. Le nerf contient plusieurs milliers de fibres. La papille est la partie antérieure du nerf optique, visible au fond d’œil. Elle s’atrophie dans le glaucome.

Nystagmus : mouvements involontaires, saccadés des yeux, le plus souvent horizontaux, parfois verticaux ou rotatoires. Les yeux bougent lentement dans un sens, à l’horizontale, puis rapidement dans le sens contraire. Le nystagmus peut être congénital ou acquis.

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O
OCT (Optical Coherence Tomography ou tomographie en cohérence optique) : examen permettant d’obtenir des images de coupe histologique d’une grande précision des différentes couches de la rétine, du nerf optique, de la cornée et du cristallin.

Oculiste : voir  ophtalmologiste.

Ophtalmologiste : médecin spécialiste des affections des yeux et des paupières, médicales ou chirurgicales.

Ophtalmologue : voir  ophtalmologiste

Opticien : spécialiste des verres de lunettes et des montures.

Optométriste : profession paramédicale. Détermine la puissance des verres de lunettes.

ORA (Ocular Response Analyser) : examen mesurant les caractéristiques biomécaniques et la déformabilité de la cornée. Cet examen est parfois utile dans le diagnostic du kératocône.

Orbite : cavité osseuse dans laquelle est placé l’ensemble de l’œil et des muscles.

Ordre des Médecins : collège de médecins chargé de surveiller le respect des règles déontologiques et régler les situations conflictuelles entre médecins, et les rapports médecins-malades.

Orgelet : abcès au niveau du bord libre des paupières, à la base d’un cil, d’origine souvent staphylococcique.

Orthoptique (bilan) : examen du fonctionnement des muscles des yeux et de leur équilibre, de la vision binoculaire.

Orthoptiste : profession paramédicale chargée de rééducation de la vision binoculaire et des muscles oculaires.

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P
Personnalisé (traitement lasik) : voir ablation personnalisée, sur mesure ou customisée:

Photocoagulation : voir laser argon.

PhotoKératectomie Réfractive (PKR) : chirurgie réfractive de la cornée permettant de corriger de nombreuses amétropies. Le laser excimer gomme, remodèle la surface de la cornée selon l’amétropie après en avoir retiré la couche superficielle ou épithélium (peau de la cornée). La cicatrisation est plus lente, la vision est plus floue  et l’œil plus douloureux qu’après lasik.

Presbytie : la presbytie est une diminution de la capacité de l’œil à accommoder, avec difficulté à voir de près sans lunettes. C’est un phénomène habituel chez tous les individus à partir de 45 ans. L’accommodation est le moyen par lequel l’œil peut se régler automatiquement pour voir de loin ou de près. L’accommodation se fait grâce au cristallin. La puissance (ou force de convergence) du cristallin peut varier. Quand on observe un objet situé au loin, le cristallin est au repos. Quand l’objet se rapproche, le cristallin bombe et augmente sa puissance, ce qui permet de voir de près. Le grossissement et durcissement du cristallin réduit la capacité accommodative de cristallin.

Presbyte : sujet atteint de presbytie

Pression oculaire ou tension oculaire : cet examen permet de mesurer la pression dans l’oeil. Supérieure à 20 mm de mercure, elle peut être le signe d’un glaucome. Ce chiffre n’a rien à voir avec le chiffre de tension artérielle. A partir de 35 ans, il est recommandé de contrôler la tension régulièrment.

Pseudo phaque : œil dont on a remplacé le cristallin par un cristallin artificiel (implant).

Ptérygion : tumeur bénigne conjonctivale triangulaire qui se développe sur  la cornée, le plus souvent du coté nasal.

Ptosis : abaissement de la paupière supérieure d’origine congénitale ou acquise.

Puissance optique : force de convergence ou divergence d’une lentille, verre ou  lentilles de contact. S’exprime en dioptries.

Pupille : orifice au milieu de l’iris, qui  se comporte comme un diaphragme d’appareil photo. Le diamètre varie en fonction de la luminosité. La lumière pénètre dans l’oeil à travers la pupille. Quand la luminosité est forte, la pupille se contracte afin de protéger la rétine. Dans la pénombre, la pupille se dilate afin de mieux voir.

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R
Réfraction : examen de mesure de l’amétropie afin de déterminer la puissance du verre qui donne la meilleure acuité visuelle.

Réfractive (Chirurgie) : toute chirurgie qui permet de supprimer ou réduire la puissance des verres de lunette nécessaires chez nombre d’entre nous pour voir net de loin et/ou de près. Nombreuses sont les possibilités chirurgicales actuelles pour corriger votre myopie, votre astigmatisme, votre hypermétropie et votre presbytie. Elle est actuellement si précise qu’il est le plus souvent possible de se passer de lunettes.

Rétine : tissu nerveux sensible à la lumière sur lequel convergent les rayons lumineux. La rétine est formée de plusieurs couches de cellules nerveuses dont les photorécepteurs qui transmettent les informations au cerveau par les fibres nerveuses qui cheminent par le nerf optique et les voies optiques. Elle est collée à l’intérieur de l’œil contre la paroi sclérale, au contact de l’épithélium pigmentaire et la choroïde, nécessaires à la survie des cellules rétiniennes. Elle contient deux sortes de photorécepteurs: les cônes et les bâtonnets. Les cônes permettent de percevoir détails et couleurs, mais nécessitent beaucoup de lumière. Les bâtonnets nécessitent peu de lumière et perçoivent de toutes petites lumières (étoiles) ou des contours dans l’obscurité.

Rétinite pigmentaire : maladie dégénérative de la rétine avec déficit majeur du champ visuel,  pouvant conduire à la cécité. Des tâches noires visibles au fond d’œil s’accumulent  sur la rétine.

Rétinoblastome : tumeur maligne de la rétine du jeune enfant.

Rétinopathie diabétique : lésions rétiniennes dues au diabète ( ischémie, œdème, micro anévrysmes…) Le contrôle de la glycémie, la surveillance régulière de l’œil et le traitement au laser argon sont la meilleure prévention des complications oculaires, qui sont une des premières causes de malvoyance et de cécité dans les pays occidentaux.

Rétinoschisis : séparation entre les feuillets internes de la rétine.
Congénital ou acquis,  ils peuvent se compliquer d’un décollement de rétine. Dans ce cas un traitement préventif au laser argon est indiqué. Ainsi qu’un traitement chirurgical du vitré ou du décollement de rétine.

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S
Sécheresse lacrymale : larmes insuffisants ou de composition anormale entraînant des picotements, brûlures, yeux secs, et parfois une kératite avec flou visuel.

Sensibilité aux contrastes : capacité de l’œil à distinguer un objet gris de plus en plus pâle sur un fond blanc.

Sclère ou Sclérotique : coque blanche de l’œil, perforée en avant par la cornée et en arrière par le nerf optique

Sclérite ou épisclérite : inflammation de la sclère.

Scotome : zone du champ visuel dont la sensibilité à la lumière est plus faible que la normale.

Sphères : verres permettant de corriger la myopie, l’astigmatisme, l’hypermétropie, la presbytie. On distingue les verres sphériques concaves pour la myopie, convexes pour l’hypermétropie et la presbytie.

Strabisme : déviation permanente des axes visuels.

Stroma cornéen : couche moyenne, la plus épaisse, de la cornée. C’est elle qui est sculptée dans les interventions de chirurgie réfractive.

Sur mesure : voir ablation personnalisée, sur mesure ou customisée.

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T
Tâche aveugle : zone de la partie postérieure de l’œil correspondant à la papille, à l’endroit où le nerf optique est relié à l’oeil. A cet endroit il n’ y a pas de rétine. Cette zone prend la forme d’une zône noire sur les champs visuels.

Tension oculaire : pression dans l’oeil. Une tension oculaire supérieure à 20 mm de mercure peut être le signe d’un glaucome.

Tonométrie : mesure de la tension oculaire

Topographie cornéenne : analyse très précise de la morphologie de la cornée par ordinateur. La topographie cornéenne d’élévation analyse le relief de la surface et de la face postérieure  de la cornée par rapport à d’une surface sphérique de référence. Par comparaison, on peut imaginer le relief d’une colline par rapport à la surface de la mer. La topographie de courbure analyse les rayons de courbure de la surface de la cornée.

Torique : qui corrige l’astigmatisme.

Toxine botulique : la toxine botulique (Botox®) paralyse les muscles et est utilisée pour le traitement du strabisme, des spasmes des paupières et de la face et pour le traitement des rides.

Trabeculectomie : elle consiste en une dérivation qui facilite le drainage du liquide intraoculaire pour réduire la pression intra oculaire. Elle permet de ralentir, voire de supprimer la dégradation du nerf optique en cas de glaucome.

Trabéculorétraction : traitement au laser argon du trabéculum pour majorer le passage de l’humeur aqueuse.

Trabéculum : tissu situé dans l’angle irido-cornéen, assurant la filtration puis résorption de l’humeur aqueuse. Les dysfonctionnements du trabéculum sont responsables d’une augmentation de la pression oculaire et du glaucome.

Tractions vitréo- rétiniennes : tractions engendrées par ce décollement du vitré sur la rétine lors du décollement du vitré. Elles peuvent la déchirer et aboutir à un décollement de rétine. Un traitement rétinien au laser argon permet de renforcer la rétine et réduire ce risque.

Trépanation cornéenne: ouverture circulaire de la cornée à l’aide d’un trépan lors d’une greffe.

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U
Uvéite : inflammation de l’iris ou de la choroide.

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V
Verres composites: verres dont le centre est organique et les faces en verre minéral. Résultat, ils conjuguent les avantages des deux matériaux. Ils sont légers et résistants aux rayures.

Verres intermédiaires : permettent de lire de 90 cm. à 30 cm. La profondeur de champ est augmentée par rapport aux verres traditionnels. Ils sont très confortables pour travailler à un bureau et sur un ordinateur mais ne permettent pas de voir net au loin.

Verres minéraux : résistants aux rayures et à l’abrasion. Ils sont lourds et fragiles.

Verres organiques : plus légers que les verres minéraux, ils résistent aux chocs et peuvent être colorés. Mais se rayent plus facilement.

Verres photochromiques : verres pouvant se teinter ou à s’éclaircir selon la luminosité.

Verres progressifs : verres pour presbytes. Leur puissance varie progressivement entre la vision de loin pour la partie supérieure du verre et la vision de près pour la partie inférieure. L’adaptation est parfois longue.

Vision binoculaire : vision obtenue par la superposition par le cerveau des images perçues par chacun des deux yeux..

Vision de loin : vision à une distance d’au moins 2 mètres des yeux.

Vision de près : vision à moins de 40 cm des yeux.

Vision intermédiaire : vision d’objets situés entre 40 cm et 2 m. des yeux. Par exemple les écrans d’ordinateur.

Vitré ou humeur vitrée : voir corps vitré.

Voies lacrymales: les larmes sont recueillies au niveau de chacun des points lacrymaux situés du côté nasal du bord libre des paupières. Il s’écoule ensuite par les canaux lacrymaux et le canal lacrymo-nasal dans les fosses nasales.

Voies optiques : ensemble des neurones qui transmettent l’influx nerveux de la papille au cortex occipital.

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Y
YAG (laser) : laser utilisé pour ouvrir la capsule cristallinienne et l’iris.

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Z
Zona ophtalmique : dû au virus de la varicelle. La possibilité d’atteinte oculaire (kératite, uvéite) peut réduire l’acuité visuelle. Des douleurs sont parfois intenses et durables.

Zone optique : surface de la cornée traitée lors du traitement par laser excimer.

Zonule : filaments tendus entre le muscle ciliaire et la périphérie ou équateur du cristallin. Elle maintient la capsule du cristallin et permet l’accommodation en transmettant les forces du muscle ciliaire au cristallin.

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