Depuis 2008, le Docteur Stéphane GANEM pratique des injections intravitréennes (IVT). Cette technique est principalement utilisée pour traiter la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) de forme humide.

Les IVT peuvent également être préconisées dans le traitement des pathologies vasculaires rétiniennes entraînant des œdèmes, telles les occlusions veineuses rétiniennes (OVCR) ou la maculopathie œdémateuse du diabète. En dehors des anti-VEGF, des injections de corticoïdes et d’antibiotiques dans le vitré sont parfois réalisées en fonction des indications.

« Le praticien injecte le médicament dit « anti-VEGF ». dans le vitré, derrière le cristallin. diffuse au contact des lésions. Avec de petites quantités, on obtient de bons résultats »,)

Le VEGF est une substance, fabriquée en excès dans l’œil lors de certains états pathologiques, facteur de croissance de vaisseaux anormaux sous la rétine. L’injection d’anti-VEGF permet de faire diminuer ces néo-vaisseaux. Deux médicaments anti-VEGF sont actuellement utilisés dans le traitement de la DMLA humide : LUCENTIS et EYLEA.

On peut aussi injecter de la cortisone : OZURDEX

Les IVT permettent de stabiliser la maladie ou de favoriser une bonne récupération si le diagnostic, posé à partir d’une angiographie à la fluorescéine, et le traitement sont faits précocement

Ce geste « rapide », s’effectue en ambulatoire,

Le protocole:

  • instillation de collyres anesthésiques quelques minutes avant les soins,
  • désinfection de l’œil à la povidone iodée dans les culs de sacs conjonctivaux,
  • pose d’un champ autocollant stérile et d’un blépharostat
  • injection du produit.

Les suites :

– ses brûlures peuvent être ressenties dans les heures qui suivent et calmées avec des larmes artificielles,

La prise en charge nécessite «un traitement d’attaque» de trois injections mensuelles, qui se poursuit avec un traitement d’entretien qui peut durer plusieurs années.

Le traitement entraîne une surveillance rapprochée du patient, avec mesure de l’acuité visuelle et tomographie en cohérence optique (OCT).

Complications : rares

  • hypertonie oculaire – généralement transitoire –,
  • cataracte
  • endophtalmie. Des douleurs persistantes quelques jours après l’injection doivent inciter à consulter en urgence.